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| Forum * L\'Egypte de ddchampo * |
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| Auteur : | Sujet: accompli et aoriste | Bas |
| Nefermeritaset Modérateur Messages postés : 382 Pose ton cœur au moment où tu parles (Ptahotep) ![]() |
Je me sers surtout d'un autre cours pour apprendre l'égyptien ancien, mais si j'a bien compris, l'aoriste a une valeur d'habitude, et peut être présent OU passé. L'accompli sert à parler d'une action révolue, c'est à dire que c'est passé et bien passé, et ça ne signifie pas une habitude. Bonne continuation ! |
| Marie Messages postés : 178 - |
Comment les différencie-t-on dans une phrase? | |||
| A bientôt, Marie. |
| Marie Messages postés : 178 - |
D'accord, mais comment les différencies-tu? | ||||
| A bientôt, Marie. |
| Nefermeritaset Modérateur Messages postés : 382 Pose ton cœur au moment où tu parles (Ptahotep) ![]() |
Il me semble que, dans le cas de l'aoriste, le sujet est répété en général 2 fois : une fois après "jw" et une fois accroché au verbe par "=". C'est tout ce que je peux te dire... |
| Netcherykhet Messages postés : 327 La vie vaut bien d'être vécue ![]() |
D'accord avec Nefermeritaset, le seul problème reste le fait que le pronom suffixe accollé à la copule est souvent mis en ellipse ![]() Maintenant je ne peux trop te repeter ce que l'on dit dans ce genre d'exemple, aide toi du contexte de la phrase que tu traduis pour savoir si il est question d'habitude... | |||
| forum: http://148332.AceBoard.net |
| nenrenef Messages postés : 118 |
bonjour, à part à la troisième personne (masculin singulier et pluriel, l'accompli a une désinence assez facile à reconnaitre (à condition de ne pas confondre "=kw" et "=k wj"). Pour sa part, l'aoriste est formé avec la forme verbale circonstancielle qui comporte toujours le pronom suffixe, même quand le sujet est un nom ou un syntagme nominal. Par contre on pourrait confondre un aoriste séquentiel et un prospectif ayant un pronom suffixe pour sujet. |
| Djéhouty Messages postés : 103 |
Bonjour, La différence entre l'aoriste et l'accompli ( selon la termonologie de Grandet-Mathieu, que vous semblez utiliser ) est d'abord dans l'aspect: l'aoriste a un aspect non-acccompli, c'est à dire qu'il indique une action en cours de réalisation et l'accompli, comme son nom l'indique, un aspect accompli, c'est à dire indiquant une action arrivée à son terme (cf. la différence en français entre les temps simples et les temps composés, les premiers ayant un aspect non-accompli, les seconds un aspect accompli: il chante/il a chanté, il chantait/il avait chanté...). Grossièrement, l'aoriste a donc un sens "présent" ( on traduit en français presque toujours par le présent de l'indicatif, parfois un imparfait en contexte passé ) et l'accompli un sens "passé" (qu'on traduit donc par un passé simple dans une narration ou un passé composé, qui rend mieux l'aspect accompli). La différence est ensuite dans la suffixation : l'aoriste fait partie des 6 ou 7 formes wnm=f que les égyptologues ont débusquées : il emploie donc le pronom-suffixe. De plus comme l'indique Néfermeritaset, l'aoriste comporte parfois la répétition dudit pronom-suffixe: une fois accroché à jw, une autre accroché au verbe, comme les autres wnm=f [ ce qui a fait soupçonner à certains égyptologues qu'il y aurait peut-être ici 2 formes distinctes: une avec la répétition, jw=f wnm=f, qui serait le vrai aoriste - équivalent à notre présent d'habitude ou présent de vérité générale - et l'autre, jw wnm=f , le wnm=f circonstanciel ( forme wnm=f circonstancielle de Grandet-Mathieu) ...]. L'accompli, lui, n'emploie pas le pronom-suffixe (il n'est donc pas un wnm=f) mais un suffixe spécique ( que G-M appellent "désinence personnelle du parfait" , puisqu'ils font de l'accompli une des formes du parfait ). On a donc deux constructions distinctes quoique parallèles: aoriste jw=j wnm=j parfait jw=j wnm=kw L'ennui, c'est qu'à la 3éme personne masculin singulier et pluriel, le suffixe du parfait - =w , parfois =y - est rarement écrit et qu'on a donc souvent: jw=f wnm . Mais là aussi, pas de confusion possible puisque l'aoriste, lui, emploie toujours un pronom-suffixe accroché au verbe ( celui qui "saute" souvent est celui accroché à jw). Donc si j'ai jw wnm=f, c'est un aoriste et jw=f wnm , un parfait ( accompli non-agentiel de G-M ). On peut les distinguer aussi du point de vue syntaxique: le sujet nomminal d'un aoriste est placé avant le verbe (et répèté obligatoirement par un pronom-suffixe): jw nsw wnm=f/le roi mange et celui d'un parfait est après: jw wmm(=w) tA/le pain a été mangé. Vous remarquerez au passage que le parfait a toujours un sens passif, contrairement à l'aoriste qui est toujours actif ( mais qu'on peut "passiviser" à l'aide du pronom-suffixe indéfini =tw ). On peut les distinguer aussi par leur morphologie, du moins pour certaines catégories de verbes comme les gém. qui ne géminent pas (sauf exceptions)au parfait, mais géminent toujours à l'aoriste ( en outre, rdj a une forme en d et jj parfois une forme jy à l'aoriste ). Voir les tableaux correspondants de G-M : 17.2 et 34.7 ( si les numéros n'ont pas changé, j'ai la première édition en deux volumes ). Enfin, il y a le critère de la date, car l'aoriste, comme l'indiquent G et M , n'est surtout employé que dans la première moitié du Moyen-Empire; après il est remplacé par une forme adverbiale ( progressif de G-M ): jw(=f) wnm=f devenant jw=f Hr wnm. Si donc vous avez un texte de la XVIIIème dyn., il y a peu de chances ( sauf archaïsme) que ce soit un aoriste. Voilà, j'espère que ça clarifiera un peu les choses pour vous. Je suis à votre disposition, si vous avez encore des choses à demander. Egyptologiquement vôtre, Daniel BENOIT | |||
| Daniel BENOIT |
| nenrenef Messages postés : 118 |
Si je me réfère au chapitre 30 de G-M, le sujet nominal d'un parfait peut être placé entre jw et le parfait du verbe, et non pas systématiquement après le parfait |
| Djéhouty Messages postés : 103 |
Bonjour, Ce que vous dites est vrai pour l'accompli des verbes intransitifs - statif des grammaires traditionnelles - que traite le chap. 36 de G-M, où l'on a effectivement, avec un sujet nominal: jw TAty pr(=w) et avec un sujet pronominal: jw=f pr(=w). L'exemple que je donnais avec wnm concernait un verbe transitif ( cf chap; 35 de G -M ), ce que j'avais omis de préciser, désolé... On a donc aussi là une construction paralèlle à celle de l'aoriste, déjà évoquée par moi avec un verbe transitif: aoriste jw TAty pr=f/le vizir sort jw(=f) pr=f / il sort acc. des intr. jw TAty pr(=w)/le vizir est sorti jw=f pr(=w) / il est sorti Mais là non plus, pas de confusion possible car l'aoriste a toujours, comme on peut le voir, un pronom-suffixe accroché au verbe. Oubliez donc mon argument "syntaxique" pour distinguer aoriste et accompli qui n'est valable que pour les verbes transitifs et qui ne fait qu'ajouter à la confusion. Egyptologiquement vôtre, Daniel BENOIT | |||
| Daniel BENOIT |
| nenrenef Messages postés : 118 |
Toujours selon Grandet et Mathieu (chapîtres 30 et 32 de l'édition 1997), les deux constructions sont possibles que le verbe soit transitif ou intransitif. Dans le cas des verbes transitifs il semble qu'il soit effectivement plus courant de mettre le sujet après la forme verbale. Mais un exemple est donné où le sujet nominal précède la forme verbale. Quant au cas des verbes intransitifs, il semble que le sujet nominal placé après la forme verbale ne se rencontre presque exclusivement qu'avec des verbes de qualité. |
| Djéhouty Messages postés : 103 |
D'accord bien sûr ! Daniel BENOIT | |||
| Daniel BENOIT |
| Marie Messages postés : 178 - |
Merci beaucoup. Je vais retourner à mes exercices, l'esprit moins embrouillé. | |||
| A bientôt, Marie. |
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